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Actualité du 17 juin 2005

Chargeurs téléscopiques

Critères de choix
Puissance hydraulique, maniabilité, visibilité, ergonomie et précision, mais également confort de cabine – éventuellement climatisation -, suspension de la flèche… sont les critères à prendre en compte au moment de l’investissement dans un chargeur télescopique.

A l’origine, les chargeurs télescopiques étaient destinés à des utilisations industrielles, notamment dans le secteur de la construction. Leur irruption sur le marché agricole ne remonte qu’au début des années 90. Homologués, parfois équipés d’un relevage, ils tend entdésormais à se substituer, dans certaines situations, au tracteur de ferme, et représente environ 10% de ce marché, soit plus de 3.500 exemplaires vendus par an. Aujourd’hui quelques constructeurs se partagent le marché français des chargeurs télescopiques à vocation agricole : Manitou (plus d’un tiers des matériels vendus), suivi par Merlo (estimé entre 10 et 20%), Claas et JCB (à moins de 10%), sans oublier John Deere, Caterpillar, New Holland (ancienne gamme Manitou avec un moteur Iveco), et Weidemann. Chacun d’entre eux dispose de ses spécificités et d’atouts, en fonction de l’utilisation recherchée.

Surtout pour les éleveurs

Les utilisateurs sont en majorité des éleveurs, qui apprécient particulièrement le profil surbaissé de ces chargeurs, et l’accès facile à l'intérieur des bâtiments qu’ils permettent. La flèche télescopique permet d'empiler des balles de foin ou de paille jusqu'à sept mètres de hauteur, voire plus. Elle s'allonge pour atteindre les mangeoires les plus reculées des étables à logettes. Les céréaliers apprécient quand à eux la rapidité d’exécution dans les manœuvres de chargement – déchargement de remorques.
Comme la flèche est réservée au chargement, son système hydraulique est conçu en conséquence, procurant une force de levage de deux à trois fois supérieure à celle des chargeurs agricoles traditionnels, sans pour autant réduire la vitesse d'élévation. Désormais, la plupart des constructeurs proposent des modèles à flèche suspendue, afin d’améliorer le confort d’utilisation. La transmission peut être à convertisseur de couple ou hydrostatique (Merlo). La première délivre une forte capacité de poussée indépendamment de la vitesse d’avancement de l’engin. La transmission hydrostatique est en revanche plus précise dans la conduite, ce qui est appréciable lors de manœuvres délicates et dans les bâtiments exigus.

Convertisseur de couple ou transmission hydrostatique ?

A noter toutefois que la conduite est différente dans le cas d’une transmission hydrostatique : un appui trop rapide sur la pédale de droite, qui commande à la fois l’inclinaison du plateau de la pompe hydrostatique et le régime moteur peut entraîner une perte de motricité. Les concepteurs choisissent généralement une transmission à convertisseur de couple et une boîte de vitesses à quatre, voire cinq rapports. Ce dernier rapport cible en particulier les utilisateurs qui privilégient le transport. De cette façon, le convertisseur adapte le couple et la vitesse de déplacement à l'effort à produire. Manitou a mis au point le circuit hydraulique load sensing, qui permet plusieurs fonctions simultanées tout en limitant la vitesse de chacune d’elle (diviseur de débit).
La très grande manœuvrabilité des chargeurs télescopiques est un de leurs principaux points forts : avec leurs quatre roues à direction indépendante, ils pivotent très facilement dans les allées des étables à logettes. Ils peuvent longer un mur ou une clôture de très près, les quatre roues orientées dans la même direction. Côté commandes, notons les importantes évolutions de JCB sur le plan ergonomie dans ses séries 526S et 528S. Merlo a également modifié son levier de commande en 2003 pour le rendre plus pratique. John Deere a lui équipé ses modèles de la boîte à vitesse power shift depuis 2002. Et Manitou, avec depuis fin 2001 une valve qui gère la pression de l’huile au niveau de la boîte à vitesse et du convertisseur de couple, a amélioré la souplesse de la conduite (pour pallier à la brutalité des fonctions hydrauliques).
Afin d'assurer une bonne visibilité, le siège est disposé pour que le conducteur puisse scruter les alentours. Le positionnement latéral du moteur a pour but d’améliorer la visibilité, mais c’est au détriment de la stabilité de l’ensemble. New Holland a quant à lui axé ses efforts dans le dessin du capot. Côté confort, la plupart des constructeurs ont mis l’accent au cours des dernières années sur la réduction des bruits en cabine (Manitou, Claas), et la ventilation de celle-ci (JCB).


Alexandre Coronel

 

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