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Actualité du 10 septembre 2004

Concours de labours

Un haut-saônois en finale nationale
A Larivière, dans le Territoire de Belfort, René Robert, s’est qualifié lors de la finale régionale. Il représentera la grande région de Bourgogne Franche-Comté à Plumaudan, dans les Côte d’Armor, en Bretagne à l’occasion de la finale nationale des labours.


Un site remarquable, des animations de qualité, un public en nombre et le soleil, tous les ingrédients pour faire un véritable festival de la terre se trouvaient réunis dans le petit Territoire. «Chapeau» lançait à la cantonade Didier Giraud, le président des JA de Bourgogne Franche-Comté, au soir de ces deux journées : «avec l’équivalent de deux cantons dans un département normal les JA du Territoire ont réussi la gageure d’organiser une finale comme s’ils avaient 300 adhérents. C’est la preuve que lorsque les gens se prennent en main ils sont auteurs de leur destin…». A l’heure de l’inauguration, les responsables agricoles ont naturellement évoqué la conjoncture, le prix du lait et la situation particulière des producteurs adhérents à la CLFC. L’occasion pour Claude Gigon à la veille du premier anniversaire de la reprise, de souligner l’effort des producteurs tant pour la sauvegarde de l’emploi que pour celle de l’outil. Et dans ce contexte plutôt difficile malgré les bonnes récoltes, de demander un allégement des charges avec l’instauration de la fameuse TIPP flottante sur le fuel. «Impossible» lui a répondu «on ne peut baisser les recettes fiscales !». Comprenne qui pourra : le même Claude Gigon n’a pas manqué de rappeler au député qu’il était aux côtés des agriculteurs il y a trois ans lorsque la gauche était au pouvoir pour demander ladite TIPP flottante…
Un député, quelques conseillers généraux, des maires, Raymond Forni pour le Conseil régional précédé la veille par Joseph Parrenin, les visites se sont succèdé mais la surprise est venue en fin d’après-midi par la venue inopinée d’un ministre. Et pas n’importe lequel : il s’agissait du ministre de la Défense du Bürkina Faso, lui-même éleveur peul. Accompagné par Yves Ackermann, Jean Monnier et Pierre Michaillard, l’ancien vétérinaire aujourd’hui conseiller auprès du gouvernement burkinabé, Yero Boly explique : «dans notre pays où 80% de la population est encore agricole, le problème N°1 c’est l’eau et le paludisme. Il pleut de un à trois mois mais cette eau s’évapore aussi vite et il faut des barrages d’au moins cinq mètres de profondeur qui sont encore rares». Le coton, l’élevage et les cultures vivrières sont les principales productions «mais il faudrait améliorer nos races plus encore que nous le faisons par des métissages avec la Montbéliarde» souligne le ministre. L’occasion pour lui et son conseiller de lancer un appel dans le cadre du jumelage existant avec le Département pour voir comment la profession pourrait s’engager à aider les agriculteurs burkinabé à s’organiser, à se fédérer pour mieux se développer. Une rencontre parmi beaucoup d’autres au cours de cette journée qui a fait se rapprocher les hommes et le petit monde de l’agriculture du Territoire de Belfort avec quelque 5000 visiteurs présents.


André Nayener

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