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Actualité du 05 mars 2004

FDSEA - FDPL - JA

 

Les parlementaires à l’écoute
Les membres des bureaux de la FDSEA, de la FDPL et des JA ont reçu les parlementaires de Haute-Saône afin de leur faire-part des préoccupations du moment. Les sujets ne manquent pas.

Prix du lait, équarrissage, grande distribution, loi sur l’eau, mesures rotationnelles, calamités agricoles ont été les principaux sujets abordés le jeudi 26 février dans la soirée lors d’une rencontre entre les parlementaires haut-saônois et la FDSEA, la FDPL et les JA. Les sénateurs Joly et Krattinger ainsi que le député Raison ont répondu présent à l’invitation des trois syndicats (Mme Briot et M. Joyandet étant retenus par ailleurs).
C’est bien sûr avec le dossier laitier qu’Emmanuel Aebischer, président de la FDPL, a ouvert le bal en revenant brièvement sur les modalités de fixation du prix du lait décidées unilatéralement par les transformateurs et que ces derniers ont appliquées du moins pour le 1er trimestre 2004.
Au-delà de cet aspect, que la FDPL, la FDSEA et les JA condamnent fermement, c’est surtout le contexte du marché laitier qui a fait débat. Pour Michel Raison, la maîtrise des volumes et les pratiques des centrales d’achat sont deux pistes à travailler pour influer sur le prix du lait. Pour la première, il fera part de la démarche engagée par Hervé Gaymard auprès de son homologue allemande Renate Kunast. Il ne faut en effet pas perdre de vue que la France et l’Allemagne représentent 50% de la production de l’Europe des 15 et que sans le soutien de nos voisins il est diffiile d’avancer.
Quand à la 2ème piste de réflexion, à savoir les pratiques commerciales de la grande distribution, les 3 parlementaires ne cachent pas que la tache est plus compliquée mais qu’en aucun cas ils éludent ce problème. Sans toutefois nier les graves difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs de lait, Bernard Joly tiendra à rappeler un certain nombre d’acquis des accords de Luxembourg à commencer par le maintien du régime des quotas et la pérennisation d’une gestion “à la française” c’est-à-dire non marchande.
Reste que si ces deux points sont en effet fondamentaux, le problème aujourd’hui est de trouver une mécanique pour la fixation du prix du lait à travers un accord interprofessionnel, c’est une priorité aux yeux d’Emmanuel Aebischer.
Entre rémunération des produits dits industriels (beurre et poudre) et produits de grande consommation (PGC) il est impératif de trouver une solution.
Enfin et pour revenir aux pistes à explorer, on notera que les pratiques commerciales des centrales d’achat et la pression qu’elles portent sur les fournisseurs auront été le sujet récurrent de la soirée. La dernière campagne publicitaire des Etablissements Leclerc ne fait d’ailleurs que de conforter les agriculteurs dans leurs opinions.

Equarissage

A quand la parution d’un décret ? La taxe appliquée au niveau des abattoirs doit être répercutée vers l’aval de la filière, à savoir notamment la grande distribution. Faute de texte, et cela depuis plus d’un mois, cette dernière rechigne à assurer le paiement de cette taxe. Du coup les abatteurs sont tentés de se retourner vers les producteurs. Pour la FDSEA, la FDPL et les JA cette situation est inacceptable et inenvisageable : les parlementaires sont prévenus !

Loi sur l’eau

Le projet d’une redevance “au sac d’engrais” ou “au sac
d’aliment d’élevage” remet en cause tout le travail mené par la profession agricole du temps de Mme Voynet (redevance sur les seuls excédents d’azote). Il est pourtant évident que l’azote qui rentre dans une exploitation est en large majorité consommée par les cultures ou l’élevage.
Le reproche fait à l’agriculture est sa faible contribution au budget des agences de l’eau (15 millions d’€ payés pour 94 millions d’€ versés).
Tout se passe comme si les 40 millions d’euros de TGAP phyto, payés par les agriculteurs s’étaient évaporés. D’abord offerte au 35h, cette taxe est aujourd’hui tombée dans le budget général de l’état !

Mesures rotationnelles

Alors que le dossier franc-comtois est prêt depuis maintenant un an, Thierry Chalmin a fait part de son étonnement de voir notre région exclue cette année du dispositif alors même que la mesure est étendue à l’Ile de France, la Champagne-Ardenne et une partie de l’Alsace.
Sur le plan régional, la FRSEA doit prochainement rencontrer le DRAF sur ce sujet. Le message est passé auprès des parlementaires. Michel Raison a sollicité le ministre sur ce sujet.

Calamités agricoles

Inadmissible, c’est en ces termes que Thierry Chalmin qualifie les dispositions du ministère révisant à la hausse la valeur des céréales servant à évaluer l’éligibilité au titre des calamités. Près d’une centaine d’agriculteurs haut-saônois se retrouve exclue du dispositif alors qu’il y a encore quelques semaines, ils pouvaient prétendre à des aides justifiées. Combien d’exploitants ont vendu leurs céréales au prix fort ? Il faut aujourd’hui démontrer que le ministère se trompe.

Jean-Philippe Genet

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