Le 24 juillet 2003
Le comité directeur du CIL se réunit pour fixer le prix de base du lait du 3ème trimestre 2003. Pour ce trimestre le résultat du calcul d’indexation ressort à
- 2,86 euros pour 1000 litres.
Lors de cette rencontre avec les transformateurs, les producteurs lancent un appel et pensent pouvoir obtenir de l’aide en cette période de sécheresse. Le président de la FDPL demande l’annulation de la baisse prévue sur le prix de base.
Globalement, les laiteries s’y opposent et le comité se sépare après des débats infructueux.
Au cours de l’après-midi, une mobilisation est organisée à Charcenne sur le site de la laiterie Milleret.
Une discussion s’engage avec le PDG de l’entreprise, Denis Milleret.
Celui-ci consent alors “une prime sécheresse” à ses producteurs. Aboncourt suit la même démarche. Les autres groupes n’y sont pas favorables et ce désaccord entraîne une démission du
Silest (Syndicat des industriels laitiers d l’Est) au sein de l’Interprofession haut-saônoise.
Remise en cause des contrats
Fin 2002, les laiteries dénonçaient une à une leurs contrats d’achat de lait les liant à leurs producteurs.
Face à cette tendance, quasi générale, la FDPL réunissait début 2003, l’ensemble des présidents de groupements de vente de lait en donnant un mot d’ordre : “ne signer aucun contrat”.
Sept autres réunions se sont succédé au cours de l’année 2003 avec l’ensemble des groupements qui livrent leur lait à la SFLC, aux Ets Milleret, au groupe Lactalis, Bongrain...
De nombreuses comparaisons et simulations ont été faites à ces occasions et ont permis aux producteurs de s’informer et de clarifier la situation.
Les transformateurs prétextent que la concurrence est rude notamment avec les régions de l’Ouest ; où le prix de la matière première est inférieur au nôtre. Ils estiment que l’écart du prix du litre de lait entre l’Ouest et l’Est est proche de 12 à 15 euros pour 1.000 litres et par conséquent, ils dénoncent leurs contrats pour gommer ces écarts de prix.
Toutes les entreprises revoient leurs primes de contrat et de contrôle laitier à la baisse, et amorcent déjà la suppression des primes de froid.
Les primes de régularité ou fidélité sont toutes modifiées, les compléments matière protéique ou qualité bactériologique disparaissent des contrats.