Pour Emmanuel Baudier, producteur de lait à Velleclaire, le service de remplacement c’est plus qu’une assurance, c’est un état d’esprit. Depuis le 5 décembre dernier, un remplaçant effectue son travail puisque depuis cette date il a le bras droit immobilisé suite à une fracture due à un coup de patte de vache. “En près de 20 ans, c’est la première fois que
je fais appel au service de remplacement pour cause d’accident. Pour moi, adhérer au service de remplacement c’est une assurance. En effet, quand on se retrouve bloqué pour 10 semaines, on est satisfait d’avoir l’assurance que le travail se fera même sans soi et à un prix défiant toute concurrence”.
Mais pour Emmanuel Baudier, le service de remplacement c’est aussi “un état d’esprit”. “J’adhère au service de remplacement pour avoir la possibilité à tout moment de pouvoir me libérer, prendre un week-end avec la famille. Ainsi, je ne me sens pas “coincé” sur mon exploitation” insiste Emmanuel Baudier. Et pourtant, employant un salarié à 2/3 temps avec un autre exploitant il pourrait “faire l’économie” du service de remplacement. Ou bien encore faire appel à ces parents dont il a repris la ferme et qui se proposent de donner la main en cas de besoin. “Faire appel aux parents je suis convaincu qu’à 70 ans ce n’est pas leur place, ni leur rôle. Quant au salarié, bien sûr il aurait pu me remplacer durant ma période d’invalidité. Mais cela voulait dire que d’une part je ne respectais pas le droit du travail et d’autre part que je ne respectais pas le contrat que j’ai dans le cadre du groupement d’employeur. Ce serait ridicule compte tenu, qu’une journée de remplacement me coûte 35 euros seulement et ce pour une durée d’arrêt de 60 jours. Au delà, et dans un délai complémentaire de 30 jours d’arrêt, je paierai 20 jours à 35 euros/jour et 10 jours à 72 euros/jour grâce à une prise en charge partielle de 23 euros de la MSA. Sans cette aide, les 10 jours seraient facturés 95 euros/jour. À mon avis, dans les exploitations, il y a de l’argent à économiser ailleurs que sur l’adhésion du service de remplacement ”.
Qualité du travail
Quant à la qualité du travail, Emmanuel Baudier n’a aucune critique à apporter. “Chacun de nous fonctionne différemment. Je constate qu’il n’y a pas d’incidence sur la quantité ou bien encore la qualité du lait. Un veau a crevé, mais il aurait fait de même avec moi. Je pense que le fait de travailler avec quelqu’un, associé ou salarié ou bien encore avec le service de remplacement suppose d’avoir une certaine souplesse d’esprit et surtout d’avoir la capacité de se dire que le travail peut se faire aussi bien et parfois mieux quand il est effectué par d’autres. C’est aussi pour cette raison que je pense que le service de remplacement est avant tout un état d’esprit.” insiste l’éleveur de Velleclaire et d’ajouter “s’échapper de sa ferme 1 ou 2 jours de temps en temps fait certainement du bien à l’esprit, oblige à organiser son travail et à avoir du recul sur son fonctionnement au quotidien dans l’exploitation.
Et puis en cas de pépin c’est rassurant de savoir que l’exploitation tourne quand même !” Cette année, la campagne d’adhésion au service de remplacement s’achève le 15 février. Précisons que chaque année, des agriculteurs appellent le service de remplacement, en cours d’année parce qu’ils sont accidentés ou en maladie et qu’ils doivent trouver des solutions pour que leur travail soit effectué sur l’exploitation. Or il n’est pas possible d’enclencher des contrats en cours d’année. Alors peut-être est-il plus prudent d’adhérer dès à présent.
Pour ce faire vous trouverez un coupon d’adhésion ci-dessous.
CD