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Actualité du 23 janvier 2004

Syndicat des chevaux lourds

 

Pour maintenir la race comtoise
Maintenir la race comtoise telle est l’ambition du syndicat départemental des chevaux lourds.

L’assemblée générale du syndicat des chevaux lourds s’est tenue jeudi dernier à la maison des agriculteurs. Près de 70 éleveurs ont pris part à cette rencontre. L’occasion pour le président Etienne Garret de faire le bilan des actions du syndicat et de présenter les divers dossiers actuellement sur le travail. Et là, les choses avancent au pas. En effet, depuis deux ans les éleveurs de chevaux de race comtoise ne bénéficient plus de la prime au maintien de la race. “Le ministre nous a confirmé lors du salon équitation à Lyon que cette prime serait réinscrite dans les CAD (Contrat d’agriculture durable) et qu’il y aurait l’argent nécessaire pour financer la prime au maintien de la race”a rappelé Jean-Paul Bobillier, président de la race nationale comtoise. Toutefois, les CAD peinent à voir le jour. Aux yeux des éleveurs, les CAD semblent intéressants, c’est la raison pour laquelle ils se tiennent prêts pour être les premiers à franchir la porte de la DDAF pour signer ces fameux contrats. Par ailleurs, inscrire l’élevage de cheval de trait comme production à part entière et non comme produit agricole au sein de la réforme de la PAC pour ainsi bénéficier du soutien de l’Europe au même titre que les bovins allaitants, a aussi été un objectif des associations de protection des diverses races de chevaux de trait. En vain. Néanmoins, les éleveurs de chevaux de viande ne découragent pas malgré un marché où les cours sont en baisse ainsi que les volumes. Pour les aider, ils souhaiteraient bénéficier de la prime à l’abattage au même titre que les éleveurs de bovins. La demande est faite.
Rappelons que la race comtoise est la première race de chevaux de trait. Elle est présente dans 24 départements de France. Près d’un quart des comtois se trouve en Franche-Comté. Sur les 47 races de chevaux recensées en France, la race comtoise se situe, en terme d’effectifs, au 4ème rang derrière les chevaux de course “Et les différentes familles du monde du cheval génèrent 60.000 emplois dans l’hexagone” soulignait Jean-Paul Bobillier.

Restructuration des haras

Les Haras nationaux n’échappent pas à la rigueur budgétaire gouvernementale. Premier changement, ils ne font plus partie de la fonction publique mais sont devenus un établissement public à caractère administratif. Leur budget a été minoré de 10% et la directrice s’est engagée à restructurer en 5 ans l’institution qui existe depuis plus de 300 ans. “Nous n’avons plus le monopole de la monte publique qui était notre activité essentielle” a expliqué en préambule Gilles Sornay, technicien aux Haras.
Désormais les missions des haras seront :
• de maintenir la biodiversité et d’éviter que les races ne disparaissent.
• d’aménager le territoire via l’intégration du cheval comme outil à l’accompagnement social.
• à la demande, les haras pourront apporter des appuis techniques, des conseils au sein des filières.
Le haras va donc devoir évoluer dans un marché concurrentiel, avec des services payants, des prix de saillies en hausse. Par ailleurs pour être plus compétitifs, les haras ont informatisé les stations, les inséminations artificielles se développent, de même que la synchronisation des chaleurs - technique utilisée surtout dans d’autres régions- et la durée des saisons, selon l’activité, peut être réduite dans le temps. Par ailleurs, parce que les stations ont un coût élevé, celle de Blamont dans le Doubs est fermée. En Haute-Saône, les stations de Rigny et Faverney restent maintenues. Elles deviennent stations multiservices où il est possible de faire saillir les juments, de les faire échographier, de procéder à l’identification et enfin de bénéficier de conseils. Chacune abritera 4 étalons de race comtoise.
Ce nouveau fonctionnement des haras va contraindre les éleveurs à adapter leur conduite d’élevage. Toutefois face à l’insémination artificielle certains craignent que les étalons soient sélectionnés non pas en fonction de leurs
qualités globales mais plus en fonction de la qualité des semences. De toute évidence, la monte naturelle a ses défenseurs.
Reste que le syndicat des chevaux lourds va comme chaque année œuvrer pour la promotion de la race en participant à différentes manifestations ou concours : une façon aussi de faire partager leur passion et de maintenir la race.

CD


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