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Actualité du 16 janvier 2004

Concours départemental de pointage

 

Observer, comparer, mesurer : c’est pointé !
La finale départementale de pointage a réuni plus de 90 jeunes. Organisée par la maison familiale de Combeaufontaine, cette journée fut axée sur l’observation.

A Augicourt, mercredi dernier, il y avait foule entre les bâtiments agricoles d’Emmanuel Aebischer et ceux de la maison Mariotte.
Et pour cause, c’est là que se déroulait la finale départementale du concours européen de jugement de bétail organisé cette année par la maison familiale de Combeaufontaine.
Initialement, ils étaient 550 jeunes, filles et garçons, à tenter leur chance pour la qualification départementale : jeunes en formation au lycée, au CFAA, en maisons familiales, jeunes agriculteurs ou aides familiaux. 96 ont passé le cap des éliminatoires et trois seulement iront à Paris, à l’occasion du salon de l’agriculture pour défendre les couleurs du département. Ainsi, Frédéric Grosrenaud du CFAA, Mathieu Adam du legta et Lydie Normand du CFAA seront les dignes représentants de la Haute-Saône, fin février. Il leur reste près d’un mois pour s’entraîner à avoir l’œil pour juger la hauteur du sacrum, la largeur de poitrine, la largeur aux trochanters en race laitière ou bien encore en race charolaise : l’arrondi de la culotte, la grosseur des canons, la rectitude du dessus…. Des critères qui calibrent la morphologie des animaux. En effet, comme pour la finale départementale, ils auront à juger des animaux de race montbéliarde et charolaise. Mercredi, avant de se lancer, tous ont reçu de la part des professionnels, quelques rappels leur permettant de forger leur jugement. Ainsi Jean-Charles Hanriot technicien à Génélevage était là pour donner quelques conseils et démarches à suivre. "C’est plus facile pour moi de pointer une montbéliarde qu’une charolaise, car j’ai plus l’habitude à cette race, commentait une jeune fille attentive aux explications de pointage en race charolaise".
Du côté des montbéliardes l’utilisation du mètre a été pour certains indispensable tandis que d’autres utilisaient leur stylo pour jauger la mamelle. Pour Alain Husson moniteur à la maison familiale et organisateur de la journée, ce concours a plusieurs objectifs. Tout d’abord il fait suite au cours de zootechnie dispensé dans les formations agricoles et permet donc de mettre en pratique ce qui a été enseigné. D’ailleurs, il n’est pas rare que le concours soit noté et considéré comme un examen et qu’il entre dans la rubrique des contrôles continus. Mais cette épreuve, permet également de sensibiliser les éleveurs de demain sur l’importance de la conformation des animaux, sur la sélection génétique. Enfin, cette journée permet de réunir des jeunes venus de tous horizons, en formation par alternance ou non : "une journée d’échanges ou nous avons plaisir à voir des jeunes, filles et garçons, motivés parce qu’ils font" soulignait, lors de la remise de prix, Joëlle Libersa, conseillère générale du canton de Combeaufontaine. Pour Etienne Virot, président des Jeunes agriculteurs, cette journée donne du baume au cœur, à l’heure où le doute s’installe dans le devenir du métier. "L’agriculture a toujours traversé des crises, elle a toujours su s’adapter, gageons qu’elle le saura encore demain avec vous" soulignait-il.
Cette année, le jury qui a dû départager les copies était composé d’éleveurs : par Jean-Marc Barberot, René Laprevotte pour la race montbéliarde, et de Julien Demongeot et Patrick Vauchot pour la race charolaise.
Cette matinée axée sur l’observation s’est prolongée en après-midi, par l’intervention du docteur vétérinaire Paul Polis qui a rappelé combien, dans le domaine de la santé animale, l’attention de l’éleveur était fondamentale.

CD


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